En Italie, le taux de chômage atteint son niveau le plus bas depuis plus de vingt ans

Résumé : Le taux de chômage en Italie est tombé à 5,7 %, un niveau le plus bas enregistré depuis plus de vingt ans. Cette décrue interroge : progrès structurels ou simple conjoncture favorisant une reprise économique inégale ?

Brève mise en contexte : Les statistiques du travail récentes montrent une amélioration nette du marché du travail italien, mais des signes de précarité subsistent, notamment pour les femmes et les contrats temporaires.

En Italie le chômage atteint un plancher historique

Les données de fin 2025 font état d’un recul du chômage à 5,7 %, marqueurs d’une reprise engagée dans l’économie italienne. Ce niveau n’avait pas été observé depuis le début des séries mensuelles en 2004.

Cette performance dépasse les prévisions de marché et invite à analyser les dynamiques sectorielles, la nature des emplois créés et les effets des politiques publiques. L’interprétation reste centrale pour orienter les politiques d’emploi en 2026.

Facteurs de la reprise économique et du marché du travail

Plusieurs moteurs expliquent la décrue : relance des services et du tourisme, redressement industriel, et recours accru aux contrats temporaires qui ont absorbé une partie de la demande de main-d’œuvre. Ces éléments décrivent une reprise mais soulèvent la question de la durabilité.

L’évolution du marché du travail implique aussi des changements d’accompagnement : formation, mobilité professionnelle et adaptation aux nouvelles technologies.

  • Demande sectorielle : tourisme et services ont recréé des postes après les restrictions sanitaires.
  • Flexibilité contractuelle : l’intérim a servi de tampon pour l’emploi, au risque de précariser certains travailleurs.
  • Politiques actives : dispositifs de formation et aides ciblées ont accéléré le retour à l’emploi.
  • Transformation technologique : certaines embauches sont liées à la digitalisation et à l’intégration de l’IA.

Insight : la baisse du chômage est réelle, mais sans politique structurante d’amélioration des conditions, le gain peut rester fragile.

Inégalités et précarité malgré la décrue

Le gain global masque des disparités : les femmes continuent d’avoir des difficultés d’accès à des emplois stables et mieux rémunérés. De même, les jeunes sont encore surreprésentés dans les contrats temporaires et l’apprentissage.

Illustration : Maria, 34 ans, a retrouvé un emploi à temps partiel via un dispositif local ; son contrat reste intermittent, ce qui illustre le décalage entre création d’emplois et qualité de l’emploi. Ce cas montre la nécessité d’interventions ciblées pour transformer l’emploi retrouvé en opportunités durables.

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Liens utiles pour comprendre les enjeux pratiques : l’étude du régime de l’intérim éclaire la précarité liée aux contrats courts. Les débats sur le contrôle et les sanctions montrent aussi un versant réglementaire à considérer via mesures et contrôles.

Conclusion partielle : corriger ces inégalités est essentiel pour que la baisse du taux de chômage se traduise par une amélioration pérenne du marché du travail.

Impact sur les ressources humaines et le recrutement

Pour les professionnels RH, la situation impose d’adapter les pratiques de recrutement et de fidélisation. Les entreprises doivent repenser packages, formation continue et parcours afin de convertir des embauches temporaires en emplois durables.

Exemple concret : une PME de la région de Milan a mis en place un plan de formation interne qui a transformé 40 % de contrats temporaires en CDI sur 18 mois, démontrant qu’une stratégie RH active peut stabiliser l’emploi.

Année Taux de chômage (Italie) Remarque
2004 5,8 % Début des séries mensuelles
2007 5,8 % Dernier niveau bas avant la crise
2024 6,0 % Déclin post-pandémie
2025 5,7 % Plancher historique récent
2026 (perspective) ≈5,6–5,9 % Prévisions dépendantes des réformes

Point clé : ces chiffres montrent une amélioration structurelle, mais leur traduction en qualité d’emploi reste le vrai test pour 2026.

Perspectives 2026 et recommandations pour l’emploi

Les perspectives pour 2026 exigent d’anticiper la transformation numérique et démographique. L’intégration de nouvelles technologies doit s’accompagner d’une montée en compétences des actifs.

Plusieurs leviers concrets méritent d’être activés par les acteurs publics et privés pour pérenniser la baisse du chômage.

  • Renforcer la formation continue, avec des programmes ciblés sur les compétences numériques et métiers en tension. Voir l’exemple d’intégration de l’IA dans les plans de formation.
  • Transformer l’intérim en parcours professionnalisants via des accords locaux et des dispositifs illustrés par réinvention professionnelle.
  • Favoriser l’emploi des seniors par des politiques d’adaptation et de maintien en emploi, en s’inspirant des bonnes pratiques présentées sur emploi des seniors.
  • Accompagner les jeunes via l’alternance et le mentorat pour réduire la fragilité des NEET, avec des pistes issues de parcours jeunes.

Recommandation finale : privilégier des mesures combinant création d’emplois et amélioration de leur qualité pour que la décrue du taux de chômage se traduise en progrès social durable.

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